Le Traversier, Revue Littéraire
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« Les passions sont les vents qui enflent les voiles du navire ; elles le submergent quelquefois, mais sans elles il ne pourrait voguer. »

Voltaire

LE TRAVERSIER

Le Traversier : Ferry à forme symétrique destiné à relier les rives d’un fleuve ou d’un bras de mer.

Et pourquoi pas, s’agissant du titre d’une revue littéraire, Le traversier destiné à transporter des textes des ténèbres à la clarté, de l’obscurité au visible, de l’anonymat à la notoriété.

Revue de création littéraire à parution trimestrielle qui se donne pour objectif de promouvoir des textes courts, Le Traversier souhaite la bienvenue à toutes les plumes bien trempées !

Les points forts du N°57

Découvrez le deuxième prix du concours 2025 Le douanier et le contrebandier de Jean Baptiste Leheup

Ont participé à ce numéro : Maryse Perrot - France Jousseaume - Peggy Malleret - Alain Lafaurie - Pascal Boutreau - Albert Dégardin - Chantal Kubes - Bernard Marsigny - Jean-Pierre Leroy - Marie-France Leclercq - Jean Baptiste Leheup - Maxime Herbaut - Jean Pierre Duclos - Jean Marc Durand - Marie Thérèse Etien-Lefort - Pierre Mangin

L’éditorial de Pascal Boutreau

S’arrêter. Le temps d’un souffle, ou d’un soupir. Parfois, un peu plus. Se poser. Entre deux destinations, entre deux rives. Parfois, entre deux vies. Quitter un coin d’enfance, d’insouciance avant d’entamer une itinérance tracée par de nouveaux vœux, de nouvelles envies. Avec divers sentiments. Le bonheur, la tristesse, l’impatience, l’anxiété, la tristesse, la nostalgie, l’excitation…
Une escale, c’est un trait d’union entre un départ et une arrivée. Parfois, une simple parenthèse. Parfois beaucoup plus. Un point final au bas d’une page, puis un point de départ en haut d’une autre.
Une escale ce sont parfois des rencontres. Parfois une rencontre. Quelques heures à faire passer le temps, le voir défiler et parfois, le voir s’arrêter. Un regard, puis un autre. Quelques mots, puis d’autres. Quelques heures dans un aéroport, dans un port, une gare et pourquoi pas sur une aire d’autoroute. C’est un beau roman, c’est une belle histoire… Michel Fugain l’a chanté. « Il rentrait chez lui, là-haut vers le brouillard, elle descendait dans le Midi. Ils se sont trouvés au bord du chemin, sur l’autoroute des vacances. C’était sans doute un jour de chance. »
Une escale, c’est parfois un endroit dont on n’attend rien mais qui va tout nous offrir. Un lieu banal où, sans trop savoir pourquoi, on se sent soudainement chez soi. Besoin de prolonger, besoin de rester. Ne plus partir pour ne pas avoir à revenir. Faire d’une escale son nouvel idéal.

Le Traversier vous embarque dans un nouveau voyage. À chacun son escale.

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