Le Traversier, Revue Littéraire
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« Les passions sont les vents qui enflent les voiles du navire ; elles le submergent quelquefois, mais sans elles il ne pourrait voguer. »

Voltaire

LE TRAVERSIER

Le Traversier : Ferry à forme symétrique destiné à relier les rives d’un fleuve ou d’un bras de mer.

Et pourquoi pas, s’agissant du titre d’une revue littéraire, Le traversier destiné à transporter des textes des ténèbres à la clarté, de l’obscurité au visible, de l’anonymat à la notoriété.

Revue de création littéraire à parution trimestrielle qui se donne pour objectif de promouvoir des textes courts, Le Traversier souhaite la bienvenue à toutes les plumes bien trempées !

Les points forts du N°55

Découvrez le troisième prix du concours 2024 Le pigeon de Magali Jakob Loué

Ont participé à ce numéro : Maryse Perrot - Jean-Pierre Leroy - Pierre Mangin - France Jousseaume - Peggy Malleret - Bertrand Ruault - Alain Lafaurie - Evelyne Ricard - Jean-Philippe Ricard - Samuel Bidaud - Pascal Boutreau - Albert Dégardin - Magali Jakpb Loué - Pascaline Violon - François Nugues - Laurent Baudinot

L’éditorial de Alain Lafaurie

La transparence de l’air sur les hautes montagnes trompe l’œil et rapproche les distances ;
ainsi, plus le talent d’un écrivain est limpide, plus il semble aisé de l’atteindre.
(Jean Antoine Petit)

Le navire, venant du large, s’engage dans la passe de Hao, un atoll de la Polynésie française. L’endroit est étroit et sujet à un fort courant de face. Quand le regard plonge à la verticale, l’effet est saisissant et donne l’impression que le fond, d’une netteté cristalline, va vous sauter à la figure. On y distingue les coraux que parcourent des bancs de poissons multicolores. Cette proximité fait craindre un talonnage prochain du navire alors que les cartes indiquent une profondeur d’une vingtaine de mètres. On doit au courant et à la limpidité de l’eau cet effet de loupe qui trompe l’œil de façon très surprenante.

Plus près de nous, dans la cour Napoléon du musée du Louvre se dresse la fameuse pyramide de Pei. Un des exercices favoris des touristes est de jucher l’un d’entre eux sur un plot et de lui demander de tendre le bras. Celui qui prend la photo est au contraire presqu’à genoux et dirige son objectif vers le haut, en contre-plongée. L’idée est de cadrer de telle manière que son acolyte perché semble toucher du doigt le sommet de la pyramide et apparaisse comme un géant.

Et vous, par quel mirage vous êtes vous fait leurrer ?
Ou alors, en Machiavel facétieux, n’avez-vous pas été tenté d’être l’instigateur d’une supercherie consistant, par exemple, à planter un arbre qui cache la forêt ?

Attention si vous écrivez, ne vous y trompez pas, le lecteur vous a à l’œil !

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